La Ville de Nice vous invite à découvrir les 16 et 17 mai les deux nouvelles expositions du MAMAC : « Le diable au corps : Quand l’Op Art électrise le cinéma » et le « Le bikini invisible » de Lina Hentgen et Gaëlle Hippolyte. 

Jeudi 16 mai 2019 à 19h30

Vernissage de l’exposition Le diable au corps : Quand l’Op Art électrise le cinéma

Au début des années 1960, l’art cinétique s’impose partout en Europe avec un double crédo : déstabiliser la perception et démocratiser l’art. Peintures à illusions d’optique, reliefs à lumière motorisés, et environnements à vertige offrent des expériences de plaisir et d’inconfort. Baptisé « Op Art » en 1964, cet art d’avant-garde, si populaire, rencontre un succès retentissant auprès du grand public. Art du mouvement et de la lumière, le cinéma est, quant à lui, à la fois un prédécesseur, apte à sublimer ses jeux visuels, et un suiveur, qui cherche à le vampiriser par désir de modernité. L’exposition plonge ainsi le visiteur au sein d’une histoire passionnelle entre deux arts aux frictions fructueuses. Les films présentés sont ponctués de persiflages et d’incompréhensions, de sublimation réciproque, d’enfantements pop ou baroques, de collaborations ou de plagiat

Dimanche 19 mai 2019 à 11h : Visite buissonnière de l’exposition par Hélène Guenin, directrice du MAMAC 

Dans le cadre de Nice 2019 : L’Odyssée du cinéma. La Victorine a 100 ans

2ème étage du musée

17 mai – 29 septembre 2019

Jeudi 16 mai 2019 à 19h30 

Vernissage de l’exposition Hippolyte Hentgen. Le bikini invisible.

Lina Hentgen et Gaëlle Hippolyte ont chacune étudié à la Villa Arson entre 1998 et 2006. De leur rencontre est née une collaboration à quatre mains sous le nom d’Hippolyte Hentgen. A travers dessins, installations, performances, films, elles s’approprient et utilisent les codes de la bande dessinée, du dessin de presse et de l’imagerie populaire – incluant le film d’animation et l’industrie des images. Hippolyte Hentgen a crée au fil des années un univers fantasque et burlesque. Dans le contexte de la biennale elles conçoivent au MAMAC une proposition ponctuée de grandes toiles, films, sculptures et installations. Entre esprit fantasmatique et résurgence pop, cet univers évoque un décor en attente de son activation. 

Galerie contemporaine du musée

17 mai – 10 novembre 2019

Du 17 mai au 10 novembre 2019, une proposition ponctuée de grandes toiles, films, sculptures et installations. Entre esprit fantasmatique et résurgence pop, cet univers évoque un décor de fiction, en attente de son activation.

Le bikini invisible… Le titre sonne comme l’amorce d’une improbable enquête qui nous mènerait sur les traces d’un bikini égaré en des lieux exotiques. A moins qu’il ne s’agisse d’une affaire d’attentat à la pudeur dans une cité balnéaire ou d’un superpouvoir accordé à un banal accessoire. L’intrigue qui s’esquisse interpelle des réminiscences du polar de gare, autant que des bandes dessinées ou des comics underground. Disséminées dans l’espace, les créations d’Hippolyte Hentgen surgissent comme autant d’indices et d’amorces narratives qui alimentent le mystère. Le fantasque et le burlesque l’emportent. Ces membres à l’existence autonome, grotesques par leurs formes et leur abandon semblent tout droits sortis d’un cartoon de Tex Avery. Ces formes jouent également de réminiscences pop. Comment ne pas penser aux sculptures molles de Claes Oldenburg ou aux silhouettes de vinyle de ses contemporaines Teresa Burga ou Kiki Kogelnik, face à cette parade de corps informes et d’objets triviaux (cigarettes, journaux). Cette évocation pop est renforcée par la présence de tentures mêlant Pin-up plantureuse et onomatopées. .  

Hippolyte Hentgen joue de ce métissage de langages, de cette hybridation d’univers non destinés à se côtoyer. Dans son musée imaginaire, les productions de l’avant-garde, la bande dessinée, le dessin d’animation, l’illustration populaire ou le dessin de presse se mêlent sans complexes, faisant surgir un univers fantasque et jubilatoire affranchi des scories des hiérarchies de genres. Ce bikini invisible composé au MAMAC est bien sûr un clin d’œil acidulé et débridé à la Riviera, à ses corps alanguis et à ses stéréotypes ; un prélude à une fiction que le visiteur est libre de construire. C’est aussi une actualisation polissonne, effrontée, follement pop et délibérément malicieuse des œuvres des grandes figures qui ponctuent les collections du MAMAC.  

Hippolyte Hentgen

Le bikini invisible

17 mai – 10 novembre 2019

Galerie contemporaine du MAMAC

Place Yves Klein – Nice

Article écrit par

JLL

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