À l’angle du boulevard de Cimiez et de l’avenue Léopold II s’élevait autrefois la Villa Durandy, majestueusement posée sur un imposant mur de pierres blanches provenant de La Turbie. Son histoire débute en 1893, lorsque l’ingénieur Durandy acquiert, auprès de la Foncière Lyonnaise, une vaste parcelle de 3 000 m².
Quelques années plus tard, en 1907, la villa prend forme sous la direction de l’ingénieur Joseph Louis. À cette époque, elle se trouve encore entourée des derniers vignobles de Cimiez, témoins d’un paysage aujourd’hui disparu. En 1919, les héritiers de Durandy s’en séparent au profit de Léonce Henri Olivier, originaire du nord de la France et installé comme agriculteur en Algérie. La propriété adopte alors un nouveau nom : La Feuillée.
L’histoire se poursuit dans un cadre familial. À la disparition de Léonce Henri Olivier, sa fille Marie Donatilda cède la villa, en 1923, à son beau-frère Robert Edmond Wastelier du Lac, lui aussi agriculteur en Algérie. Sous son impulsion, la demeure devient l’Oasis, un nom évocateur qui reflète sans doute son attachement à ses terres d’outre-Méditerranée.
En 1939, Wastelier du Lac étend encore son patrimoine en acquérant la Villa Aurore, située avenue George V. Toutefois, la génération suivante choisira de se défaire de ces propriétés, marquant la fin d’une époque.
Le destin de la villa bascule définitivement en 1961 : les bâtiments d’origine disparaissent pour laisser place à deux immeubles modernes. À cette occasion, la grande muraille méridionale est détruite afin d’aligner le rez-de-chaussée avec le niveau de l’avenue Léopold II, effaçant ainsi l’un des éléments les plus caractéristiques du site.
Aujourd’hui, rien ne subsiste de la Villa Durandy, devenue successivement La Feuillée puis l’Oasis, sinon le souvenir d’un lieu qui accompagna les profondes transformations du paysage de Cimiez.

C’est précisément cette mémoire, mêlée à une connaissance fine du marché actuel, que valorise l’agence Cimiez Boulevard. Ancrée au cœur du quartier, elle s’attache à accompagner ses clients avec une véritable expertise locale, en tenant compte à la fois de l’histoire des lieux et de leur évolution.
Car à Cimiez, vendre ou acquérir un bien ne se résume jamais à une simple transaction : c’est aussi s’inscrire dans une histoire, celle d’un quartier d’exception où chaque adresse a quelque chose à raconter.

