Ancien siège du Conservatoire de Nice, la Villa Paradiso devrait accueillir, à l’automne 2027, une Maison des femmes victimes de violences. Un projet qui inscrit cette demeure de Cimiez dans une nouvelle mission d’accueil et de protection.
Un lieu pour accompagner et protéger
Présenté le 25 septembre 2026 par la municipalité, le projet prévoit de rassembler plusieurs services au sein de la villa : soins médicaux, soutien psychologique, accompagnement social et juridique, ainsi qu’un hébergement temporaire pour les femmes et leurs enfants.
L’objectif est de faciliter les démarches des victimes en réunissant, derrière une même porte, les professionnels capables de les aider. Une douzaine de chambres doivent permettre une mise à l’abri, avant une orientation vers des solutions plus durables.
La future Maison des femmes intégrera notamment Pass’R’Elles, le centre d’accueil de jour du CCAS actuellement installé rue Tonduti-de-l’Escarène. Des associations spécialisées et le CHU de Nice seront associés au dispositif, qui bénéficiera d’une sécurité renforcée.

Une demeure familière aux Niçois
Au 24 boulevard de Cimiez, la Villa Paradiso occupe une place particulière dans la mémoire du quartier. Construite à la fin du XIXᵉ siècle et propriété de la Ville depuis 1943, elle a accueilli le Conservatoire de musique de 1949 à 2006. Plusieurs générations de musiciens ont ainsi fréquenté ses salles, bien avant le transfert de l’établissement avenue de Brancolar.
La demeure et son jardin, protégés au titre des monuments historiques, ont depuis fait l’objet de plusieurs projets de reconversion. Après un projet médical, puis une perspective de lieu consacré à l’art contemporain, c’est désormais une vocation sociale qui se dessine.
Avec cette transformation annoncée, la Villa Paradiso retrouverait une utilité collective au cœur de Cimiez : offrir aux femmes victimes de violences un lieu où être écoutées, accompagnées et protégées.

